Forum poétique
Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
Forum poétique
Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
Forum poétique
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.


UN ENDROIT QUI RESPIRE LE BIEN ÉCRIRE ET L'AMITIÉ
 
Vitrine du SiteFaire lire sa poésie sur FacebookAccueilRechercherS'enregistrerComment écrire de la poésie ?Connexion
-21%
Le deal à ne pas rater :
Grosse promo sur PC Portable Gamer – LENOVO Legion 5 15ACH6H – ...
950 € 1199 €
Voir le deal
Le deal à ne pas rater :
Disque SSD Interne – SAMSUNG – 870 QVO – 1To – 2,5″
69.99 €
Voir le deal

 

 Poème de Rabindranath Tagore

Aller en bas 
AuteurMessage
Eric 94
Plume de Corail
Plume de Corail
Eric 94


Masculin
Scorpion Cochon
Nombre de messages : 191
Age : 50
Localisation : Alfortville
Date d'inscription : 18/01/2021

Poème de Rabindranath Tagore Empty
MessageSujet: Poème de Rabindranath Tagore   Poème de Rabindranath Tagore Icon_minitimeDim 3 Oct 2021 - 10:51

37.





« Upagupta, le disciple de Bouddha, dormait dans la poussière, étendu contre le mur de la cité de Mathura.
Toutes les lampes étaient éteintes, les portes fermées ; toutes les étoiles, cachées dans le ciel nébuleux d'août.
A qui appartenaient-ils, ces pieds dont les bracelets tintaient et qui, soudain, effleurèrent son sein ?
Il s'éveilla, tressaillant, et la lumière d'une lampe de femme frappa ses yeux qui déjà pardonnaient.
C'était une danseuse, constellée de bijoux, enroulée dans un manteau bleu pâle, ivre du vin de sa jeunesse.
Elle abaissa sa lampe et aperçut le jeune visage, d'une austère beauté.
« Pardonne, ô jeune ascète, dit la femme, et condescends à venir dans ma maison, car la terre poussiéreuse n'est point un lit convenable pour toi. »
« Femme, répondit l'ascète, va ton chemin ; quand les temps seront mûrs, je viendrai à toi. »
Soudain, la nuit noire fut déchirée par l'éclair de la tempête.
Du bout de l'horizon elle accourait en grondant, et la femme en tremblait de peur.
Les branches des arbres, sur les côtés de la route, pliaient sous les fleurs en boutons.
Les notes joyeuses de la flûte flottaient au loin avec les chaudes brises du printemps.
Les citadins fêtaient les fleurs de la forêt.
Et du haut du ciel, la lune ronde contemplait les ombres de la ville silencieuse.
Le jeune ascète marchait dans la rue déserte, pendant qu'au-dessus de sa tête, les Koels en amour, dans les branches du manguier, chantaient leurs plaintes sans sommeil.
Upagupta franchit les barrières de la cité, et se tint au pied des remparts.
Quelle femme gisait là, dans l'ombre du mur, à ses pieds, frappée de la peste noire, son corps, taché de plaies, emporté avec tant de hâte hors de la ville ?
L'ascète, s'asseyant à ses côtés, prit sa tête sur ses genoux ; il humecta ses lèvres avec de l'eau, et réconforta son corps d'un baume.
« Qui es-tu, ô Miséricordieux ? » questionna la femme.
« Le temps est enfin venu de ma visitation et me voici », répondit le jeune ascète.



Rabindranath Tagore (1861-1941), poème extrait de La Corbeille de fruits (1916), traduit de l'anglais par Hélène du Pasquier.

Textes protégés par © Copyright N° 79Z516A
*****************************************
ÉRIC

Le Grimoire d'Éric
Revenir en haut Aller en bas
 
Poème de Rabindranath Tagore
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum poétique :: LES POÉSIES :: Les textes d'Auteurs connus-
Sauter vers: