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Si toi aussi, tu entends souvent ton cœur parler à ta plume, viens déposer tes escarpins dans l'empreinte de nos pas.
Tu pourras alors alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, nous venons à notre tour, pour y tremper notre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que nous aimons tant la poésie... Et les poètes !...
Gérard SANDIFORT alias Sandipoete
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Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
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 La poursuite

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AuteurMessage
Eric 94
Plume de Corail
Plume de Corail
Eric 94

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Scorpion Cochon
Nombre de messages : 154
Age : 49
Localisation : Alfortville
Date d'inscription : 18/01/2021

La poursuite Empty
MessageSujet: La poursuite   La poursuite Icon_minitimeMar 4 Mai 2021 - 10:53

Comme je me promenais
Dans une forêt
Où je n'avais jamais mis les pieds
Je vis
Au détour d'un sentier
La silhouette d'une femme qui marchait
À environ cinquante mètres
Devant moi

Je pressai le pas
Pour me rapprocher d'elle
Mais la distance qui nous séparait
Ne diminuait pas pour autant
Sans doute presse-t-elle
Également le pas me dis-je
Aurait-elle peur de moi

Soudain elle se retourna
Et je vis son beau visage
Entouré d'une chevelure
Brune et ondulée
À ma grande surprise
Elle marchait à reculons
Sans craindre de tomber
Comme si cette forêt
N'avait pas de secret pour elle

Au bout d'une minute
Elle reprit une marche normale
Attendez-moi lui dis-je
Pourquoi tenez-vous à maintenir
Une distance entre nous
Je ne vais pas vous faire
Du mal

Je n'obtins aucune réponse

Je remarquai que la robe à fleurs
Qu'elle portait
Nous étions en été
Semblait intemporelle
Corolles diverses
Et multicolores sur fond
Blanc

Comment s'appelle l'arbre
Qui vous fait face
Entendis-je
Je fus étonné par la proximité
De sa voix
Je l'ignore lui répondis-je
Après m'être arrêté devant
Cet arbre
Puis je repris ma marche
Vers elle

Et cet arbuste en fleur
À votre gauche
Quel est son nom

Je l'ignore lui répondis-je
Je crois que vous pourriez
M'apprendre beaucoup
De choses

Quel est le nom de l'oiseau
Qui vous regarde sur votre droite
Me questionna-t-elle
Une fauvette
Lui répondis-je
Non ce n'est pas son nom
Me répondit-elle
De la même voix mélodieuse
Et sereine

Quel est son nom
Lui demandai-je
Mais ma question ne fit
Que réveiller un terne écho

Pourquoi ne voulez-vous
Pas partager vos connaissances
Avec moi
J'aimerais combler mes lacunes

Ce sont plus que des lacunes
Je crains que votre incuriosité
Fille de votre paresse
Ne vous rende indigne
De ma compagnie
Me dit-elle tout en atteignant
L'autre bout d'une clairière
Vous êtes bien dure
J'ai des qualités
Que vous ne soupçonnez pas

Monsieur
Ce n'est pas moi que vous devriez
Poursuivre
Il est une poursuite
D'une autre nature
Que vous seriez bien avisé
D'entreprendre
Avant qu'il ne soit trop tard

Que voulez-vous dire
Lui demandai-je
Mais elle ne me répondit pas
Elle prit un sentier
Qui partait à droite
Si bien qu'elle disparut
À ma vue

Je courus vers ce sentier
Et quand je l'atteignis constatai
Qu'il offrait aux promeneurs
une ligne droite
D'au moins deux cents mètres
Mais la jeune femme s'était évaporée

En levant la tête
Je remarquai que le soleil
Était plus radieux
Que tout à l'heure
Je poursuivis mon chemin
Et les chants des oiseaux
Me semblèrent plus mélodieux et nombreux
Plus odorantes
Les senteurs de la forêt



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ÉRIC

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